. Bienvenido en el fantastico mondo de Harry Potter !! (ça part mal -_-")

. Bienvenido en el fantastico mondo de Harry Potter !! (ça part mal -_-")

°~-~ Bienvenue à tous !! ~-~°

Je vous présente ici ma vision de la dernière année à Poudlard de notre cher sorcier et de ses amis en version exclusive "first in the whole world". J'espère sincèrement que vous serez emballés, c'est ma première fic (c'est ma première fois ^^ lol!!), je l'ai nommée L'Après et j'attends vos coms avec impatience...
Pour les autographes, jets de fleurs ou cris de fans en délire, ne-vous-gênez-pas !!!
En revanche, je rappelle que les tomates, les cailloux, les morues séchées, les bombabouses, les objets tranchants, contondants, ainsi que l'usage de magie noire sont FORMELLEMENT INTERDIT sur ce blog !!!
D'avance... merci ^_^'

Bien evidemment, j'essayerais toujours de réduire au maximum le temps d'attente entre les différents chapitres. (Allons allons, je ne suis pa COMPLETEMENT sadique... si?!)

Bonne lecture à vous tous :P !!
Will . . . . .

# Posté le mardi 22 mai 2007 06:05

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 19:15

° Sommaire °

° Sommaire °
Histoire de voir plus rapidement s'il y a du nouveau, j'ai pensé que faire un sommaire des chapitres postés serait une bonne idée...


* Sommaire: *

L'après :
Prélude : La Fin
Ch.1 : Dans la froide lumière du matin
Ch.2 : La petite fille et la robe blanche
Ch.3 : Conseils et facéties
Ch.4 : Petites disputes entre amis
Ch.5 : Nos voeux les plus sincères
_P1&P2
Ch.6 : Harry James Potter
Ch.7 : Questions de compréhension [NEW]


Tendresse improvisée...

Voler à tes côtés

Le dernier châtiment



Profitez aussi de ce post pour faire une 'tite pub de votre blog... :P

Prochainement : Chapitre 8
Ecriture : 0 %
~ On n'y croyait plus, et pourtant... il l'a fait !!
Tenez vous bien : 10 pages word !!
J'espère que vous avez envie de lire ^^

# Posté le mercredi 23 mai 2007 15:32

Modifié le lundi 04 mai 2009 14:53

La Fin : Prélude de la Lune rouge

La Fin : Prélude de la Lune rouge

Enfin. Il y était enfin.
Il avait tant espéré et appréhendé ce moment... mais il y était enfin.
Les recommandations avaient été faites, les directives avaient été données, et maintenant il attendait là, agenouillé dans la lande avec les autres, caché derrière ce muret de pierres délabré.
La baguette en main et les sens en éveil, il guettait, attentif, impatient, scrutant l'obscurité macabre de cette étendue de pierres funestes qu'aucune âme n'avait plus visitée depuis trop longtemps déjà.
Le vent frais de la nuit ébouriffait ses cheveux bruns et fouettait son visage, lui faisant plisser les yeux et lui apportant les senteurs d'écorce humide du bois voisin ; à bien y réfléchir, il pouvait également y déceler les relents de mort émanant d'un marais proche.

La Lune est rouge ce soir, et tournant la tête vers elle, il reçoit les fins traits de pluie de cette fraîche nuit d'été.
Sa vue se trouble quelque peu ; il ôte ses lunettes et les essuie dans sa robe, puis murmure un bref "Impervius" en leur direction et les remet en place.
Jetant un regard à sa montre moldue, il voit que l'attente ne devrait plus être très longue.
L'affichage indique également que d'ici quelques minutes, ils seront le 22 juillet. Le 22 juillet...
Il aimerait tellement en voir le 31...
17 années, ce n'est tout de même pas trop demander !
Et pourtant, il se met à douter : et si...

Et s'il ne passait pas cette nuit... ?
Et s'il ne revoyait jamais la lueur du jour... ?
La Lune est rouge ce soir.
Une main douce aux doigts fins vient se poser sur son poignet : son malaise est visible, apparemment...
Il se retourne et fait face à cette brunette au sourire nostalgique.
Elle semble tout aussi tendue que lui, et pourtant se penche à son épaule et lui murmure à l'oreille :
" Ne t'inquiète pas Harry, tout ira bien. Si toi tu doutes, que pouvons nous faire, nous autres ? "
Puis elle relâche son étreinte avant de lui adresser un petit sourire crispé.
Elle reporte ensuite son attention sur le grand roux agenouillé à ses côtés dont le regard était rivé sur elle, et se pose tendrement dans ses bras.
Les yeux sont gorgés d'eau sous la tignasse de feu, et il préfère en détourner les siens.

La Lune est rouge se soir, aussi rouge que le sang qui coulera cette nuit, il le sait.
On ne peut Le battre sans faire de sacrifices.
Il lui avait déjà sacrifié les nuits de son dernier mois à chercher les derniers Horcruxes ; mais cela avait payé, et avec l'aide de ses amis et de l'Ordre, plus déterminés que jamais, il pouvait désormais affirmer qu'ils étaient tous réduis à leur condition d'objet.
Et même si cette période avait été particulièrement éprouvante, et qu'il en portait encore les séquelles, il ne pouvait s'accorder le repos, et ne pas venir ce soir.
Ce soir était exceptionnel ; ce soir, ils pourraient avoir une longueur d'avance sur Lui.
Il était destiné à Le tué, il était le seul à pouvoir le faire.
S'il ne venait pas, les autres mourraient pour rien, les uns après les autres, il le savait.
Seulement, il connaissait aussi le risque que cela impliquait.
Seul un des deux resterait debout à la fin, et rien ne disait que ce serait lui.

La Lune est rouge ce soir, et il ne veut pas voir disparaître tout ça.
Les amis qui l'ont aidé jusque là, il aimerais pouvoir les remercier, mais s'il leur parlait comme un mourrant, ça leur saperait le moral.
Ils reposent tous trop d'espoir sur lui.
Et lui ce soir ne se sent pas le c½ur à espérer.
Il jette des regards de part et d'autre, voit les gens qu'il connaît, qui l'ont soutenu, même si certain sont déjà partis... Et il ne veut pas les voir partir, eux, et il n'a pas envie de partir non plus...

Il tourne la tête à gauche et le grand roux lui adresse un large sourire.
Il se sent aller un peu mieux.
La Lune est rouge, et ses cheveux semblent s'embraser littéralement sous cette lueur.
Il sourit en retour et lève un pouce amical.
A cet instant, la Marque apparaît dans le ciel.
Il entend une voix puissante sur sa droite, lancer un :
" Attention ! Restez bien sur vos gardes ! "
Il sert sa baguette un peu plus fermement ; ses mains sont moites.
Ses yeux filent derrière le muret, tentant de ne rater aucun détail.
Et puis des flammes noires apparaissent, tournoyant sur elles mêmes à grande vitesse, telles de petites tornades d'ombre.
Ses jambes se plient et son dos s'arque boute.
Enfin. Il y était enfin...

°~-~(O)~-~°

" Endoloris ! "

Merlin, ce qu'il pouvait détester cette incantation !
Une fois encore, il a l'impression pour le moins déchirante que sa tête s'ouvre en deux, que son corps s'écartèle de lui-même.
Il se sent broyé de l'intérieur, piétiné par des centaines d'individus invisibles.
Le sort lui arrache un cri de souffrance si puissant, que demain on l'entendra très certainement quelque part à l'embouchure de la Tamise.

" Je vais te faire souffrir Potter. Et je vais te tuer. Et même une fois tué je ferais souffrir tout ce que tu as pu chérir ne serais qu'un seul instant dans ta misérable existence. "
Sa voix siffle, conférant autant de désagrément qu'un cri de Mandragore.
Elle crachote, elle hérisse les poils, elle vous donne des envies cumulées de meurtres et d'abdication.
Ses yeux rouges aux fentes verticales pétillent de passion en voyant le jeune homme s'ébrouer vainement à terre, comme secoué de spasmes, et ses lèvres quasi-inexistantes tressautent de bonheur à chacun de ses cris.
Puis comme un petit enfant se lassant d'un jouet, il lève la main tenant sa baguette et interrompt le sortilège.

' Merlin, ce que ça peut faire mal ! '
Son front le brûle, et tout son corps se plaint de l'intensité de l'incantation reçue.
La Lune est rouge ce soir, et ses yeux dirigés vers le ciel peinent à la voir derrière le brouillard de leurs larmes de douleur.
Il entend non loin le bruit des combats faisant rage entre ses amis et les sbires du serpent.
'Allez Harry, concentre toi. T'as pas le droit à l'erreur là. Merde, il approche déjà.'

" Je pense que j'ai assez joué avec toi Potter. Alors voilà tout ce que tu vaux, toi, le Survivant ? "
Il éclate d'un rire glacial ; un rire de fou ; le type de rire à vous figer le sang.
" Allez, il est temps de mettre un terme à notre jolie petite histoire. Tu ne m'en veux pas Potter, je n'ai jamais été très 'fleur bleu'. J'ai toujours préféré les histoires un brin... sanglantes ! "

" Ahhhh ! "
Un cri avait été poussé quelque part derrière l'immonde sussurreur et, surprit, il s'était retourné l'espace d'un instant, un instant de trop.
Réalisant sa bêtise, il se retourne immédiatement, mais l'adolescent s'est déjà redressé, une épée à la main, et la garde lui en touche l'estomac avant qu'il n'est eut le temps de réagir.
Ses horribles yeux rouges s'exorbitent alors que l'autre se colle à lui, prenant appuis pour mieux remonter l'épée dans le corps de l'ennemi.
Sa tête touche alors le torse poisseux, imberbe et scarifié, et relevant la tête, il prononce en un sourire fatigué :
" Désolé de mettre un terme à notre jolie petite histoire, mais je n'est jamais été très 'fleur bleu' non plus ! "

Et le corps du damné explose en cendres, laissant monter jusqu'au ciel un hurlement terrible de souffrance et d'abomination, un hurlement incapacitant, un hurlement si empreint de douleur qu'il semble poussé par les âmes réunies des Enfers tous entiers.
Le jeune brun tombe à genoux, las, et regardant l'épée incrustée de rubis :
" Merci encore Godric. Décidément, je ne donnerais pas cher de ma peau sans toi ! "
Il lève alors les yeux vers le ciel, juste le temps de faire une pause avant de retourner au combat.
" La Lune est rouge ce soir. " dit-il, souriant au vent de la nuit.

A contre c½ur, il se relève, et parcours au pas de course les cinquante mètres qui le sépare des autres combats.
C'est la débâcle.
Le combat a fait rage ici aussi ; le cimetière est ravagé, plusieurs corps inanimés gisent à terre, et les sorts fusent en tous sens.
En un coup d'½il, il aperçoit un jeune homme blond et mince, aux prises avec un homme dont il semble être le jeune sosie, dans un duel cruel de magie noire.
Puis il voit le grand roux aux prises avec un mage noir, et vois qu'une silhouette se déplace en catimini, cherchant à se placer derrière lui.

Il se met alors à courir, évitant les sortilèges perdus des autres duels autour de lui.
Alors qu'il n'est plus qu'à quelques mètres de son objectif, il voit l'adversaire du roux voler à une quinzaine de mètres de là.
" Eh, Harry ! "
Le roux se retourne vers lui, et l'ombre lève déjà le bras tenant sa baguette.
Il ne peut pas le prévenir, il y a trop de bruit, pas assez de temps ! Et il ne peut lancer précisément un sort en courant.
" Sectumsempra !! "
Le roux se retourne vers le lanceur de sort à l'instant même où le brun s'interpose entre le sort et son ami.

Leurs yeux sont entrés en contact quand le sort prenait contact avec le dos du brun.
Il sent alors une épée chauffée à blanc le traverser de part en part, le soulever à un dizaine de centimètres du sol.
Il sent le goût du sang, et au lieu d'un cri, sort de sa bouche une gerbe de sang qui vient s'écraser sur son camarade, abasourdi pas cette scène d'horreur.
Il baisse alors les yeux sur sa poitrine et y voit une fente d'où se déverse une quantité énorme de sang.
Un brouillard passe devant ses yeux, ses jambes ploient sous lui et pendant qu'il tombe au sol, il voit les étoiles tourner au dessus de sa tête.
Deux bras le rattrapent.

Il cherche à respirer et geint sous la douleur.
Il perçoit le grand roux qui s'agite au dessus de lui.
" Harry non ! Harry reste avec moi ; regarde moi Harry, ne t'en vas pas ! "
' Tiens ! se dit Harry, il se remet à pleuvoir !'
Et alors que le roux, penché sur lui, pleure à chaudes larmes, son esprit s'hébète, s'embrume.
Il devient livide.
Le filet de sang au coin de sa bouche se fait de plus en plus faible.
" Harry je t'en pris, reste avec moi... "
Sa voix est lourde de sanglots.
" Ron... pourquoi... pourquoi tu pleures ? ... Je... veux pas que tu pleures Ron... "
Le brouillard s'épaissit, ses paupières lui semblent incroyablement lourdes...
" Harry ! ... HARRYYYY !!! "

...
La Lune est rouge ce soir...

# Posté le jeudi 24 mai 2007 18:48

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 15:55

Chapitre premier : Dans la froide lumière du matin

Chapitre premier : Dans la froide lumière du matin
Bon, je sais que ce chapitre était pas prévu au départ, mais je trouvais utile de raconter la fin de cette nuit. Alors je préfère vous prévenir, vous pouvez tout de suite foncer à monop' pour vous acheter un pack de 40 boîtes de 500 mouchoirs taille XXXXL !! lol
Je vous avais bien dis être un sadique !! Niakniakniak...

Bonne lecture, et oubliez pas le coms ;)





" ... C'est tout ce que nous pouvons faire pour le moment, j'en ai bien peur...
-Est-ce qu'il a... Est-ce qu'il a des chances de s'en sortir ?
-Je dois vous avouer que nos pronostics sont plutôt partagés. "
L'homme parut hésiter un instant puis, d'une voix mi-enjouée mi-craintive, comme cherchant auprès des autres le réconfort qu'il était censé leur apporter, il dit :
" Mais... c'est le Survivant après tout !
C'est notre sauveur à tous, le Sauveur !
D'ici à ce qu'il soit l'acteur d'un nouveau miracle... "

Voyant que cela ne redonnait aucunement le sourire à la peuplée de rouquins qu'il venait d'instruire de ses conclusions, il préféra changer de sujet, se tournant vers Fred.
" Quant à votre frère, ne vous inquiétez pas : dans une semaine tout au plus, il sera frais comme un gardon ! "
Cela sembla redonner un semblant de moral à toute la petite famille.
" Je peux aller le voir ? Maintenant... ? tenta Georges.
-Votre frère a grand besoin de repos – et vous tous aussi, après ce que vous venez de vivre...
Cette visite ne devra pas excéder cinq minutes, je vous fais confiance... " dit-il, se tournant vers Mrs Weasley.

Alors qu'elle, son mari et celui de ses jumeaux qui tenait encore debout tournaient les talons, Hermione interpella le Médicomage qui s'apprêtait à partir.
" Et Harry ? Peut-on... le voir ? "
L'homme triturait nerveusement l'extrémité des manches de la robe blanche due à sa fonction...
" Ne rentrez pas dans la chambre s'il vous plaît.
Vous le pourrez d'ici peu, mais pour le moment, il est plus prudent de limiter les contacts au maximum.
Vous devrez vous contenter de sa vue pour ce soir... "

°~-~(O)~-~°

Il était là, dans cette lumière rosée dont l'intensité croissait et décroissait au rythme des battements de son c½ur, les régularisant, les entraînant, le maintenant en vie...
Les runes sur les murs de la pièce semblaient donner leur lumière à celle sur leur droite, et le signal ainsi se transmettre en boucle sur l'enceinte de la pièce, courant au tempo de la lueur.
Dans ce cocon de vieille magie, il était plongé dans un profond sommeil, le sommeil du juste comme on dit parfois ; le sommeil dont on ne se réveille pas toujours...

Hermione posa sa main sur la vitre qui la séparait de son ami et de son enceinte de vie, et y redessina les contours du jeune brun.
Restant ainsi quelques instants, elle vit un autre reflet s'approcher derrière elle.
Elle se retourna vers le grand roux, le grand Ron, d'habitude si plein de bonne humeur, de colère, de bêtise aussi parfois ; si vivant...
Ses yeux étaient inexpressifs, dirigés vers Harry à travers la vitre, mais regardant dans le vide, comme si la vitre était pour lui un mur.
Ses yeux ne parlaient pas ; ils ne pleuraient pas, ils ne se plissaient pas de fureur, ils ne se fermaient pas de peur de se qu'ils voyaient, il ne tremblaient pas de douleur.
Ils semblaient juste ne plus se poser sur les choses, voir sans pouvoir regarder.
Et le voir ainsi, le sang de son ami tachant sa robe et parcourant les plis de son visage et ses mains, alourdi son c½ur et mouilla ses paupières.

Elle n'en pouvait plus, s'en était trop.
Elle serra les poings et ferma les yeux.
Là, face à Ron, la tête vers le sol, elle se mit à pleurer, digne, en silence, se faisant force pour retenir les sanglots qui cherchaient à sortir de sa gorge, ne faisant que les amplifier.
Elle sentit alors deux mains se poser sur ses épaules et l'attirer doucement vers ce corps dressé dont l'habit était encore humide du sang versé.
Se laissant faire, elle posa ses mains sur le torse de son ravisseur et se laissa aller aux sanglots dans les bras qui l'enserrait désormais.

Elle ne voyait plus Rémus, dont les yeux fermés trahissaient la douleur, et dont les poings frappaient le mur et dénonçaient la fureur.
Elle ne voyait plus Ginny pleurer doucement contre la vitre froide, cherchant désespérément à capter la chaleur de l'être qui survivait tant bien que mal de l'autre côté.
Elle ne voyait plus son Ron, son visage trop impassible et à demi mort, ses yeux et sa robe trop empreints encore de la scène du drame.
Elle ne voyait plus le monde, sa souffrance et son injustice.
Elle ne voulait plus voir ; jamais...

°~-~(O)~-~°

Arrivée au Terrier, Ginny se précipita vers sa chambre.
Mrs Weasley poussa un petit soupir triste, puis invita le reste de la petite famille à faire de même.
Ron monta l'escalier prudemment et en silence, ne voulant pas réveiller Hermione qu'il portait sur le dos.
Arrivé à sa chambre, il la déposa lentement sur son lit et resta ainsi quelques instants à la regarder ; puis il entreprit de prendre un bain.
Il redescendit l'étroite cage d'escalier désormais plongée dans l'obscurité, et trouva à tâtons ladite salle d'eau.

Baissant les yeux pour ne pas voir son reflet, il fit tomber ses vêtements à terre et les y laissa.
Il fit couler un bain et s'y plongea entièrement, cherchant à immerger le plus de peau possible.
Il ferma les yeux et profita de la chaleur du bain.
Il y semblait si bien ; et pourtant, une moue indescriptible demeurait figée sur son visage.
Derrière ses paupières closes, ses yeux tremblaient, et l'horreur de la nuit repassait en boucle.

Mais il ne voyait plus Fred voler au loin et s'écraser lourdement contre un mausolée.
Il ne voyait plus son frère Bill et Rémus, aux prises avec un Fenrir Greyback déchaîné, dans un combat sanglant de crocs et de griffes.
Il ne voyait plus Dedalus Diggle tomber raide mort dans un flash vert.
Il ne voyait plus que le sang, le sang de Harry qui pulsait hors de son corps à chacun des battements de son c½ur mourant.
Le sang qu'il avait goûté lorsque celui-ci s'était précipité dans sa bouche, ouverte par la surprise et l'horreur.
Le sang de son meilleur ami, le sang de celui qu'il considérait comme son frère...
Et la peur qu'il avait vu dans ces yeux, et l'indignation qu'il avait ressentie...

Il prit alors la petite brosse sur le bord de la baignoire et commença à frotter sous ses ongles, cherchant à enlever le sang qui restait, la moindre petite trace de sang.
Et il resta ainsi frottant, décapant, jusqu'à ce que ses doigts soient fripés par l'eau et rougis par la morsure de la brosse, et jusqu'à ce que l'eau soit froide.
Soudain, une pression trop important sur la peau d'une phalange trop affaiblie, et un des durs poils de la brosse pénétra la peau, laissant filer une gouttelette rouge.

De rage, Ron lança la brosse à travers la salle de bain, et constata avec frayeur que l'eau en était devenue rosée.
Il se mit alors à frapper le mur de toutes ses forces, et finit par crier, laissant s'échapper une vague de magie incontrôlée qui brisa le miroir.
Puis il se recroquevilla sur lui-même, et ferma les yeux.
Il les sentait piquer, mais il ne voulait pas pleurer, alors il les fermait encore plus fort.
Il entendit des pas dans l'escalier.

" Ron, murmura une voix de l'autre côté de la porte. Ron, je peux rentrer ? C'est moi, Hermione. "
Il laissa sortir un faible gémissement qu'elle interpréta comme un oui.
Elle entra rapidement et referma la porte derrière elle.
Il sentit alors le contact d'une main douce et fraîche dans son dos, et redressa la tête.
Il avait une mine horrible.
Elle parcourut des yeux ce corps qu'elle aimait tant, et s'attarda un peu plus sur les mains agressées du jeune homme.

Elle hocha la tête et laissa échapper un léger râle d'indignation.
" Ron, qu'est-ce que tu t'es fait ? "
Puis voyant, ses lèvres violettes et tremblantes, elle trempa sa main dans l'eau.
" Merlin mais c'est glacé ! Allé, sors de là, tu vas être malade. "
Elle lui tendit une serviette et il se redressa ; elle rougit et sortit alors pour lui laisser un minimum d'intimité.
Il sortit peu après, la serviette autour des hanches et les cheveux encore humides.

Une fois dans la chambre, Ron s'attarda sur la fenêtre.
" Le jour se lève... " dit-il.
Hermione réalisa à ce moment que c'était les premiers mots qu'il prononçait depuis qu'Harry était inconscient.
Il ouvrit la fenêtre et huma l'air du dehors, seulement agité d'une petite brise chaude matinale.
Il s'assit sur le bord de la fenêtre et, fermant les yeux une minute, il s'abandonna à la douce lueur d'un soleil qui n'avait pas encore passé l'horizon, et sentit ses cheveux s'agiter légèrement dans le vent.
L'espace d'un instant, il oublia tout et se détendit ; un franc sourire apparut sur ses lèvres.

Puis la vérité revint alors, plus terrifiante encore, et cette fois-ci il ne put retenir une larme.
Un sanglot secoua son corps, et il sentit les bras d'Hermione passer sur ses épaules, ses mains se rejoindre sur son torse, et son souffle chaud parcourir ses cheveux et sa nuque.
Les larmes se mirent alors à couler sur ses joues, chacune plus grosse, plus lourde que la précédente, lui arrachant des sanglots de plus en plus fort.
Il cacha son visage dans ses mains, et sentit celles d'Hermione se poser sur elles.


" Ne te cache pas comme ça... Tu as toutes les raisons du monde de pleurer. "
Et elle lui déposa un baiser dans le cou, le persuadant d'enlever ses mains, mais ne calmant pas ses sanglots pour autant.
Ils restèrent longtemps ainsi, les larmes de Ron semblant infinies, et plusieurs fois Hermione se remis en silence à pleurer avec lui.
Lorsqu'elle sentit qu'il s'épuisait, elle vint s'asseoir à ses côtés et pris délicatement sa tête pour venir la déposer sur ses genoux ; et elle commença à lui passer la main dans les cheveux.


Il s'arrêta alors définitivement de sangloter.
" Je... je lui avais promis de ne pas pleurer, Mione. Mais pour la deuxième fois se soir, je n'ai pas pu être à la hauteur... ".
Sans que l'autre le sache, chacun laissa alors couler une dernière larme.

Pendant que ses yeux se fermaient, lui accordant un repos mérité, un astre s'éveillait au loin, déversant sa lumière sur les champs alentour tel un message d'espoir et de renouveau.
Là, dans la douce lueur de l'aube, il lui semblait que son malaise serai enfin supportable.

# Posté le lundi 28 mai 2007 08:18

Modifié le mercredi 16 janvier 2008 15:53

~ Vidéos ~

~ Vidéos ~
Bon, en ce moment j'ai pas trop le temps d'écrire avec les partiels, mais ce soir je suis allé me détendre un peu sur Youtube, j'ai trouvé deux trois p'tits bijoux qui m'ont bien fait rire, et comme ça concerne Harry Potter, j'avais envie de vous les faire partager, voilà ^^.

A qui c'est qu'on dit merci ??!!

~ Vidéo 01 ~0o...........



# Posté le mercredi 30 mai 2007 15:01

Modifié le samedi 24 mai 2008 09:44